Changement de ton à Paris avec Emmanuel Macron : au lendemain de sa visite en Allemagne, où il obtenu des inflexions, le chef du gouvernement britannique Boris Johnson a poursuivi sa tournée européenne pour tenter de renégocier l’accord sur le Brexit. Mais pour le président français, il n’est pas question de revenir sur le fond : si une solution peut être trouvée dans le dossier de la frontière irlandaise, ce sera dans le cadre initial.

Sur cette question, “un travail doit pouvoir se faire” d’ici “30 jours”, a déclaré Emmanuel Macron, en insistant sur le fait qu’il doit l’être “dans le cadre de ce qui a été négocié” au cours des deux dernières années.

Mais il dans le même temps été très clair: le “backstop” est un “élément-clé” qui apporte des “garanties indispensables à la préservation de la stabilité en Irlande à l’intégrité du marché unique”, deux lignes jaunes infranchissables pour lui.

“En aucun cas, le gouvernement britannique n’instaurera, n’imposera, n’effectuera des vérifications ou des contrôles, de quelque manière que ce soit, à cette frontière”, a précisé Boris Johnson, le Premier ministre britannique. “Je comprends le désir de protéger l’intégrité du marché unique, mais nous pensons qu’il existe des moyens de la protéger tout en permettant au Royaume-Uni de sortir totalement de l’Union Européenne, pour redevenir un Etat comme avant son adhésion”.

Boris Johnson assure que le Brexit aura lieu le 31 octobre dans tous les cas, alors que le Parlement britannique a déjà rejeté trois fois l’accord sur la sortie de l’Union.

Boris Johnson

@BorisJohnson

Today I met President @EmmanuelMacron in Paris. Let’s get Brexit done, sensibly and pragmatically and in the interests of both sides. Let’s get on with deepening and intensifying the friendship and the partnership between our nations.

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